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Pollution urbaine : un problème mal posé

1ère Partie

Résumé

La plus grande partie de la pollution urbaine résulte des polluants émis par la circulation automobile.
En ville, les immeubles freinant les vents, les polluants stagnent plus longtemps au niveau de leur point d’émission et n’en deviennent que plus nocifs.
Réduire la pollution urbaine passe donc obligatoirement par une baisse du trafic routier.
Cependant, comment convaincre les personnes qui utilisent leur véhicule d’y renoncer pour un véhicule non polluant ou pour une autre alternative de transport ?
Pour être efficace, l’alternative proposée devra être aussi facile d’utilisation, aussi flexible et aussi confortable que la voiture et, idéalement, moins chère.
La bonne nouvelle c’est que maintenant, cette alternative est disponible.

La situation

Ces dernières semaines, la pollution atmosphérique a dépassé à plusieurs reprises son seuil d’alerte dans plusieurs villes françaises
Pour diminuer la pollution, les pouvoirs publics prescrivent voire rendent obligatoire, comme première mesure, une limitation de la vitesse de circulation des véhicules.
Or, lorsque la vitesse d’une voiture s’écarte, à la hausse ou à la baisse, de sa vitesse optimale (proche de 90 km/h pour la majorité des véhicules), les émissions polluantes augmentent !
Dans les villes les plus sévèrement touchées, comme Paris, Lille, Lyon et Grenoble, une circulation alternée a été imposée.
Si, respectée, cette mesure qui ne peut être que ponctuelle, réduit, théoriquement, de moitié le nombre de véhicules circulant et les émissions polluantes y afférent, elle perturbe fortement l’économie et la vie sociétale, sans pour autant résoudre le problème de fond.

Bien poser le problème

Un problème bien posé est à moitié résolu nous enseigna John Dewey.
Listons donc, les sept raisons majeures pour lesquelles le trafic routier augmente dans, et en direction, des villes. Elles permettront de définir les contours de la solution la plus pertinente pour réduire le trafic routier et, par ricochet, la pollution urbaine.

  • Les centres urbains sont de plus en plus étendus et de plus en plus peuplés.
    Depuis plusieurs décennies, un flux migratoire, loin de se tarir, apporte une population toujours plus nombreuse vers les zones urbaines et péri-urbaines.
  • La demande de déplacements augmente proportionnellement à la taille de la population.
    Plus la population est importante, plus la demande de déplacements est forte
  • Les embouteillages sont de plus en plus fréquents et se produisent principalement aux heures de pointe.
    En 4 ans, les embouteillages ont augmenté de 26% en région parisienne et ont progressé dans une même proportion dans les grandes métropoles.
    75% des personnes utilisent leur voiture personnelle pour les trajets domicile – travail.
    Comme les embouteillages résultent d’un déséquilibre momentané entre l’offre et la demande instantanée de trafic en un point du réseau routier, ils apparaissent donc, naturellement, de façon privilégiée, aux heures de pointe.
  • Les réseaux de transports en commun maillent insuffisamment le territoire pour être facilement accessibles.
    Pour accéder au réseau de transports en commun ou pour rejoindre le lieu de destination final du trajet après avoir quitté le réseau, il est parfois nécessaire d’utiliser un autre moyen de transport.
    Quand des zones ne sont pas ou sont mal desservies par les transports en commun, que leur fréquence de passage est trop faible et/ou que leur plage horaire ne répond pas aux besoins des populations, les habitants sont contraints d’utiliser leur voiture pour se déplacer.
  • Les aires de stationnement sont mal réparties dans les villes et leurs capacités sont insuffisantes pour répondre aux besoins des automobilistes.
    La chaussée est encombrée plus longtemps que nécessaire par les véhicules cherchant à se stationner.
    Les automobilistes ayant souvent le besoin de se stationner à proximité de leur lieu de destination, les stationnements sauvages se multiplient et entravent d’autant plus le flux de circulation, que la chaussée disponible pour les voitures se réduit régulièrement en ville sous l’effet de la généralisation des couloirs de circulation réservés aux transports en commun et aux cyclistes.
  • Le taux moyen d’occupation des véhicules circulant aux heures de pointe et le temps moyen d’utilisation des automobiles sont très faibles
    Avec un taux moyen d’occupation de 1,1 personne par véhicule aux heures de pointe et un temps moyen d’utilisation inférieur à 45 minutes par jour soit 3% du temps, la capacité de transport du parc automobile est largement sous-exploitée.
  • Augmenter le coût d’un déplacement est d’autant moins dissuasif qu’aucune autre alternative comparable en termes de disponibilité, de confort, de facilité et de durée de voyage, n’existe pour effectuer un trajet.

Les principales raisons expliquant le recours à la voiture et la multiplication des embouteillages dans les zones urbaines et péri-urbaines étant présentées, la solution apparaît clairement.

La semaine prochaine, je vous détaillerai une solution pertinente et durable pour réduire fortement le trafic routier et la pollution urbaine, tout en offrant aux utilisateurs un niveau de confort similaire à celui de leur voiture.

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